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La Voix du Nord

Publié le par Jean-Georges

Un ami de Dunkerque qui est bien connu des athlètes du RACW, c'est fait interviewer par la Voix du Nord, journal qui est pour le Nord ce qu'est les DNA pour les Alsaciens.

Régulièrement il vient en Alsace pour sa belle-soeur qui habite Birlenbach et naturellement il vient nous voir au stade pour faire quelques séances avec nous, il appelle cela faire son stage au Rempart Athlétisme Club Wissembourg. 

(Pour info, il vient de participer aux championnats de France du 10km à Langueux en Bretagne et sur un parcours très exigeant et très vallonné il fait 12ème Master 4 en 45mn.)

Pour le connaître un peu mieux, je vous laisse découvrir l'article qui a été diffusé le 11 juin 2016.

 

Jean-Baptiste Duthoit galope encore bien à 70 ans !

Passionné d’athlétisme et de sport, Jean-Baptiste Duthoit s’entraîne cinq fois par semaine. Et lâche encore les quadras, simples coureurs du dimanche. Cet homme à l’énergie débordante, très impliqué dans les organisations de course, raconte sa passion, indispensable à sa vie. Intarissable.

Jean-Baptiste Duthoit a rapidement compris qu’il courait plus vite que la moyenne. « M. Bajemon, le directeur de l’école de l’Esplanade, nous faisait courir autour de la cour. Il me faisait partir avec un tour de retard. Je devais rattraper les autres. J’ai été aidé par cet adulte. L’éducation est très importante. »

Les rencontres aussi. Le Dunkerquois commence par le vélo, rêve de devenir pro, mais l’hiver, il meuble la trêve en faisant du cross. « Jean Castelyn, de l’USD, m’a pris sous son aile. Je me souviens des entraînements au fort des Dunes. Il faisait noir, il mettait les phares de sa voiture pour éclairer la côte. Il y avait de la neige par terre. » Seulement, peu après, aux championnats de France cadets, ça paie. « Il m’a dit : attaque. Et je suis parti. » Un titre de champion de France, ça marque. Il ne quittera plus l’athlé. Souvenirs à profusion. « J’ai été champion des Flandres de cross à 21 ans devant Michel Bernard, qui était international et revenait alors d’un accident. On était passé en 25’26 au 8e kilomètre. Tu es dans la dernière ligne droite, tu as un international devant toi, tu te dis, je le bouffe ! », sourit-il.

Jean-Baptiste Duthoit a fait de la compétition jusqu’à 25 ans, puis il a arrêté. Cela coïncidait quasiment avec le début de sa vie professionnelle, comme photographe, à son compte, rue Nationale. « J’avais gagné mon premier appareil à… une course. Ça a été une révélation. En fait, il y a trois choses que j’aime depuis tout petit : le sport, l’environnement, être dans la nature, et les activités artistiques, comme la photo. »

Cette parenthèse est l’une des clés de sa longévité, selon lui. Son corps s’est reposé. «Derrière, j’ai fait du cyclotourisme, des compet’ de bowling, du foot, du tennis de table. » Retour à l’athlé, à 38 ans.

Le Nordiste vit athlé entre ses responsabilités (Il est toujours au comité directeur de l’USD, il est vice-président du Challenge Dunes de Flandre et vice-président d’UNIRUN) – il a fait partie des personnes qui ont lancé le cross de l’Acier – et la pratique. Fraîchement retraité après une fin de carrière dans la communication et l’événementiel, il a remis les gaz. Cinq séances par semaine. « Je fais entre 50 et 70 km par semaine ; le maxi que j’ai fait, jeune, c’était 200. »

Jean-Baptiste Duthoit ne cache pas que le sport participe à son bien-être. « Je me suis blessé, cet hiver. Je ne faisais qu’un footing par semaine, ça n’allait pas. J’avais le sentiment de tomber dans la vieillesse. »

Ce week-end, le Nordiste sera jeune. Il veut savoir s’il est suffisamment remis pour être en lice aux championnats de France (10 km), à Langueux, près de Saint-Brieuc, samedi prochain. Du coup, Foulées loonoises, ce samedi, 10 km à Buysscheure ce dimanche… Tranquille.

Évidemment, on ne gambade pas à 70 ans, semelles légères, sans faire attention à son mode de vie. Jean-Baptiste Duthoit prend soin de bien choisir ce qu’il mange. « Mon alimentation, c’est 80 % bio. L’alcool, c’est exceptionnel, ça peut être une bonne bouteille. Les frites, c’est peut-être une fois par trimestre. Du coup, on les apprécie encore plus. En fait, je mange beaucoup de légumes, je mange de tout, mais je me discipline. »

Le Téteghémois ne connaît pas l’embonpoint (1,74 m ; 59 kg). Ni les soucis de santé, d’ailleurs. Un lit d’hôpital ? De la science-fiction pour Jean-Baptiste Duthoit. « Je n’ai jamais mis un pied à l’hôpital comme patient. Je n’ai jamais été opéré, je n’ai jamais eu un point de suture », affirme-t-il en espérant que ça dure le plus longtemps possible.

La course à pied conserve. Et maintient en forme. L’athlétisme n’occupe pas toute sa vie et il avoue passer deux heures, chaque jour, à s’occuper de son jardin et de son potager.

« Mon médecin était surpris la première fois. Je suis à 44 de pulsation cardiaque, au repos. Ma mère a vécu jusqu’à 93ans et mon grand-père maternel jusqu’à 91 ans. »

On appelle ça une génétique favorable. L’athlète nordiste a entraîné son petit-fils, Andreas, qui préparait un trail, il y a peu. Et suit Ambre, sa petite-fille. « Elle a 14 ans, elle a fait 3’27 au 1 000 m. Quelle satisfaction ! Elle s’accroche. Ça, tu l’as ou tu ne l’as pas. » Fier et connaisseur, le papy.

Jean-Baptiste Duthoit a du recul. S’il sait que ce qu’il fait à son âge est assez impressionnant, il avoue son admiration pour d’autres athlètes. « Je suis allé en stage en Alsace. J’ai couru avec un Allemand de mon âge. Il venait de faire 3 h 29 au marathon. C’était son 238e marathon ! (…) Je suis admiratif de ce que fait aujourd’hui Jean-Claude Demarque (ELAN 59). Il a le record d’Europe du 800 m en 2’28. Quand tu vieillis, les distances courtes, c’est dur. On sent nos articulations. Et puis, le cœur ne peut plus monter comme avant. »

 

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