Florian et moi
avons programmé cette course pour nous préparer au semi-marathon d’Aletsch (suisse), le dénivelé étant
exactement le même (1200 D+) mais sur une distance beaucoup plus courte (Grand ballon 13,5 km / Aletsch 21,1 km) donc beaucoup plus raide.
Malheureusement la météo
n’était pas de la partie et n’en faisait qu’à sa tête, toute la semaine sur les différents sommets des Vosges il pleuvait et pire encore, le jour précédent la course il neigeait et les sommets
étaient revêtu d’un léger manteau blanc.
Après une longue
discussion avec Florian, qui a réussi à me convaincre, j’ai quand même décidé d’y aller. La grande surprise était au réveil, ciel ensoleillé et aucun nuage, les dieux seraient t’ils avec nous ? En tout les cas d’après les organisateurs, ce serait la première fois qu’il y a une météo aussi favorable depuis la
première édition il y a 32 ans.
Serait-ce grâce au
déplacement du RACW, allez savoir !
Arrivé sur place, on s’est
tout de suite rendu compte de l’ampleur de cette course, depuis trois années consécutives la montée du Grand Ballon fait partie de la coupe du monde de course de montagne, cette année elle était
la première sur cinq courses dont Grintovec (Slovénie), Mayerhoffen (Autriche), Ponte di Lego (Italie) et Bursa (Turquie).
Imaginez-vous le plateau
d’Athlètes mondialement connu, présent ce jour là, même l’ambassadeur de Turquie était présent pour accueillir un des meilleurs grimpeurs du monde ARSLAN AHMET qui a d’ailleurs remporté l’épreuve
en 59’28’’ meilleur chrono affiché sur cette course.
En ce qui concerne ma
course, que du bonheur ! Soleil, montagne, nature, alpage, et que de la montée. La première partie de la course était la plus dur, deux petits murs qui calmaient les esprits dès le départ et
à partir du sixième kilomètre la longue ascension vers le sommet dont on pouvait apercevoir le radar et le monument des diables bleus dès les
premiers hectomètres de la course.
Belle séance de côte, on
ne trouvera pas mieux dans notre région. Il y a mille façons de se préparer au dénivelé, Florian, Victor et moi avons choisi le grand Ballon et croyez moi, sans regrets.
Christine
Poyet était aussi de la partie et s’est très bien défendu sur la course féminine (8.3km / 832 D+). Il faut aussi dire qu’elle rate le titre de championne d’Alsace suite à un problème de maillot,
chose assez fréquente chez Christine.
Résultats :
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13500 (1241 D+)
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VICTOR PFISTER
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1h29'05''
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7
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ESM
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FLORIAN BAYER
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1h30'33''
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8
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ESM
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JEAN-GEORGES BAYER
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1h30'43''
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30
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V1M
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JEAN-LUC SCHWEITZER
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1h30'44''
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11
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V2M
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8300 (832 D+)
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CHRISTINE POYET
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0h55'26''
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7
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SEF
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La course vue par Victor :
Afin de me préparer correctement pour le
semi d’Aletsch, j’ai décidé avec Jean Georges et Florian de m’inscrire à la montée du grand ballon, course de montagne par excellence, avec du bon dénivelé (+ 1200).
Toute la semaine précédant la course, je
regardais le sommet par la fenêtre de ma cuisine et je me disais: “dans quelques jours, on va en baver la haut.”
Quand nous sommes arrivés sur place, nous
étions déjà très contents de la météo, grand soleil, 18° en bas et 9° en haut. Puis, au fur et à mesure que le temps avançait, nous
avions de plus en plus envie d’en découdre, surtout en voyant tous les grands champions qui s’échauffaient.
Vint enfin l’heure du départ.
Je suis partit assez à l’avant de la
course, pour ne pas me faire piéger dans les entonnoirs au niveau de l’entrée des sentiers, mais bon, les premiers étaient déjà loin.
La première partie de course était assez roulante,
avec quelques petites cotes, mais rien de grave par rapport à ce qui nous attendait 5 km plus loin.
En effet, une grosse montée juste avant
Goldbach, puis un léger replat, et c’était reparti pour “un mur” en sortie de Goldbach: sur 500 m, j’ai vu peu de coureurs qui ne marchaient pas tellement c’était raide. J’aurais bien aimé voir les premiers sur cette
partie.
Après cette cote, une petite descente
nous permettait de relâcher un tout petit peu les muscles, et après, plus que de la montée: 6 km avec le pourcentage qui augmente de plus en plus jusqu’au sommet du grand ballon.
Les décors défilèrent: au début, que de
la foret, puis quelques pâturage, puis de nouveau de la foret, ensuite vinrent les alpages et pour finir la dernière partie en sol très caillouteux à 1400 mètres.
Vers le sommet, je jetais quelques coups
d’œil pour voir le paysage, mais je préférais regarder où je mettais mes pieds, surtout dans la partie caillouteuse.
Une fois arrivés, nous en avons profité
pour monter jusqu’au sommet du radar, pour, cette fois ci, pouvoir vraiment et tranquillement admirer le paysage.
Je reviendrais courir au grand ballon,
car c’est vraiment mon style de course, même si ça fait mal sur le moment.
Merci encore à Jean Georges pour cette
très belle journée !
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